Déclaration de Jean-Louis Borloo, Président du Parti Radical

« Le Parti Radical par la voix de son Président, Jean-Louis Borloo, prend acte de la volonté du peuple français de porter à la Présidence de la République François Hollande et lui souhaite de réussir dans ses nouvelles responsabilités.

Comme auparavant dans de nombreux pays européens, les Français ont fait le choix de l’alternance, face à la brutalité de la crise.

Crise durant laquelle, en particulier en 2008, la France emmenée par Nicolas Sarkozy a joué un rôle décisif par sa capacité de réaction et son sens des initiatives et des réalités.

La réalité de cette crise nécessitait, il y a maintenant plus de deux ans, un véritable virage social de l’action gouvernementale.  Chacun sait que cela n’a pas été le cas.

C’est aussi cette leçon que la droite républicaine et le centre droit doivent retenir du score de l’élection présidentielle.

Plus que jamais, et dès ce soir, il importe désormais que tous ceux qui au sein du centre droit et de la droite républicaine incarnent cette dimension sociale et humaniste se rassemblent … Ce rassemblement est la seule voie possible pour nos familles de remporter les législatives, qui scellent plus que toute autre élection le sort de la politique de la Nation pour les cinq ans à venir.

Ce rassemblement est nécessaire et je m’y emploierai de toutes mes forces. »

Jean-Louis BORLOO

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Déclaration de Jean-Louis Borloo

« Les Français conscients de l’immense enjeu de cette élection pour leur avenir se sont largement mobilisés.  Cette forte mobilisation ainsi que le score historique du Front National nous interpellent sur la nécessité pour les Français d’avoir un cap clair pour affronter les défis de la crise que nous traversons.

Pour nous, Radicaux, aujourd’hui tout l’enjeu est de répondre aux attentes des Français : l’indispensable accompagnement des plus fragiles par la préservation de notre modèle social tout en maitrisant nos comptes publics.

Alors que la non maîtrise des comptes publics, clairement inscrite dans le programme de François Hollande, nous amènera inévitablement à l’austérité sociale, le choix doit être clair dans 15 jours : nous soutenons la France forte, portée par Nicolas Sarkozy, qui doit plus que jamais prendre en compte les enjeux sociaux et humains.

Nous en appelons à une France qui sache allier fraternité, solidarité et relance économique. 

Plus que jamais, nous en appelons à une France forte et juste. »

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Lettre de Jean-Louis Borloo

Chère Amie, Cher Ami,

Le 4 février, lors de notre dernière Convention nationale, nous avons travaillé et débattu de nos exigences, attentes et priorités pour les cinq années à venir afin de répondre à la crise et d’armer la Franceface aux défis du 21ème siècle.

Ces exigences – qui sont à la fois le fondement de notre identité, les conditions de notre engagement et notre vision de l’avenir – ont été alors transmises à nos partenaires de l’actuelle majorité et à son candidat.

Il est alors apparu, en dépit de points de désaccords, que certaines de nos priorités étaient entendues et reprises : l’engagement d’introduire une dose de proportionnelle, la création d’une taxe sur les transactions financières, la poursuite de la réforme du financement de la protection sociale, la priorité, en matière d’accès à l’emploi des jeunes, donnée au développement de l’apprentissage et de l’alternance.

Le 10 mars dernier, lors de notre 112ème  Congrès, qui fut à la hauteur des enjeux qui sont devant nous, et où chacun a pu s’exprimer en toute liberté, nous avons fait le choix, à une très large majorité, et afin de créer les conditions de la victoire en 2012 :

  • de réaffirmer l’indépendance politique du Parti Radical ;
  • de construire une nouvelle force politique et parlementaire centrale ;
  • d’exprimer un soutien vigilant et exigeant à Nicolas SARKOZY.

Depuis, notre volonté de construire une France qui ne peut être forte que si elle est juste a trouvé un nouvel écho dans les propositions formulées par le candidat de la majorité.  Il s’agit notamment de :

  • la création d’un impôt pour les exilés fiscaux ; 
  • l’évolution nécessaire de l’Union européenne ;
  • la taxation des grands groupes du CAC 40 qui échappent largement à l’impôt sur les sociétés ;
  • la poursuite de l’immense chantier de la rénovation urbaine des banlieues ;
  • l’exonération de charges sociales des artisans qui ne réalisent pas de chiffres d’affaires, ou de celle de l’embauche de chômeurs de plus de 55 ans qui obtiennent un CDI ou un CDD de plus de six mois.

 J’estime aujourd’hui que l’essentiel de nos exigences radicales ont été entendues.

 Aussi, à maintenant 30 jours du premier tour de l’élection présidentielle, à l’heure des choix, pour peser pleinement dans le débat présidentiel, nous devons nous engager pour construire cette France forte et juste que nous appelons de nos vœux.

En effet, plus que jamais, il importe que la lutte contre les fragilités qui frappent les plus faibles soit  au cœur du débat et du projet : fragilités des familles de bonne foi surendettées, des enfants devant l’échec scolaire, des territoires et de leurs ressources, des salariés précaires en proie aux difficultés d’accès au logement, des jeunes devant la formation…  Ces fragilités, le Valenciennois les connait et les combat depuis longtemps. C’est donc à cette fin que j’ai souhaité la venue de Nicolas SARKOZY demain sur ce territoire, terre radicale par ses valeurs de justice et de progrès, et socle de mon engagement politique.

Les réalisations que j’aurai à lui présenter sont autant d’illustrations de lutte contre les fragilités et de ce que nous pouvons bâtir ensemble pour une France force et juste.

Pour peser sur le projet, engageons-nous maintenant, sans rien renier de ce que nous sommes et de ce que nous croyons.   

Vous pouvez compter sur ma plus grande détermination à faire triompher nos idéaux et nos convictions, ils sont de surcroît les gages de la victoire.  

Amitiés radicales,  
Jean-Louis BORLOO

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L’UMP mise sur la venue de Borloo au meeting de Sarkozy à Villepinte

PARIS, 7 mars 2012 (AFP) – Jean-François Copé a déclaré mercredi qu’ »a priori » le président du Parti radical et ex-ministre Jean-Louis Borloo serait présent au grand meeting national du président-candidat Nicolas Sarkozy à Villepinte, dimanche, et qu’il devrait « très probablement » s’y exprimer.

Interrogé lors de son point presse hebdomadaire sur la présence de celui qui a renoncé à l’automne à être candidat à l’élection présidentielle, le secrétaire général de l’UMP a répondu: « a priori oui ».

M. Borloo pourrait-il exprimer publiquement son soutien à cette occasion? « Oui, très probablement, sous une forme qui n’est pas encore totalement précisée. Villepinte sera l’occasion de faire intervenir de nombreuses personnalités de la majorité, soit membres de l’UMP, soit membres de mouvements associés », comme le Parti radical, a précisé M. Copé.

L’entourage de M. Borloo a réagi auprès de l’AFP en déclarant que ce dernier était « très étonné qu’on annonce sa venue ».

« La priorité de Jean-Louis Borloo est concentrée uniquement sur le congrès du parti samedi où, au-delà des orientations sur la présidentielle, les radicaux se prononceront sur la reconstruction de la famille centrale et la traduction de l’indépendance politique du Parti radical en indépendance parlementaire », a-t-on ajouté de même source.

De son côté, l’UMP a précisé en début d’après-midi que « la présence de Jean-Louis Borloo n’est pas confirmée » mais qu’il aurait « bien entendu toute sa place » au meeting de Villepinte.

Présent aux côtés de M. Copé pendant la conférence de presse, le secrétaire général adjoint de l’UMP, Marc-Philippe Daubresse, proche de M. Borloo, s’était montré plus prudent sur sa venue. « A ce stade, on ne peut pas dire +il vient+ ou +il vient pas+. Ca dépend de la décision qui sera prise samedi lors du congrès du Parti radical » qui, sauf surprise, devrait décider d’apporter son soutien à Nicolas Sarkozy.

« A l’issue de ce congrès, il prendra ses responsabilités », a ajouté M. Daubresse, en commettant un lapsus avant de se reprendre aussitôt: « Il (M. Borloo, ndlr) a toujours dit, y compris quand il voulait être candidat, que s’il y avait un deuxième tour Sarko-Hollande, il soutiendrait Hollande, euh Sarko ».

Selon un cadre du Parti radical, « la dérive à droite » de Nicolas Sarkozy ces derniers jours « complique les choses en interne pour le vote du congrès » samedi. « Cette élection présidentielle, c’est plié de toute façon, sauf séisme », a ajouté cette source à l’AFP.

Le grand raout de Villepinte (Seine-Saint-Denis), où l’UMP espère rassembler plus de 50.000 personnes, sera précédé d’un Conseil national (Parlement de l’UMP) ouvert vers 10H00 par le vice-président délégué du parti, Jean-Pierre Raffarin. Jean-François Copé et le Premier ministre François Fillon s’exprimeront également à la tribune.

Le discours de Nicolas Sarkozy est attendu vers 13H30-14H00, selon l’UMP.

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Lettre de Jean-Louis Borloo aux Radicaux

Paris, le 1er mars 2012

Mes chers Amis,

Le 14 mai dernier, notre 111ème Congrès a fait le choix, à 93%, de l’indépendance, en exprimant le souhait de bâtir une nouvelle force politique centrale, capable d’incarner l’aile sociale et humaniste au sein d’une coalition de la Droite et du Centre.

Fidèles au chemin d’indépendance ainsi fixé, le Bureau national et le Comex ont formulé le vœu, dans la perspective des élections législatives de juin 2012, que le Parti Radical entame des négociations tant avec l’ARES qu’avec l’UMP, afin de constituer une nouvelle coalition parlementaire pour les cinq années à venir. 

En parallèle, traduisant de manière concrète, naturelle et légitime cette indépendance, le Parti Radical a mûri puis élaboré 112 propositions ayant pour objectifs de répondre à la crise et d’armer la Franceface aux défis du 21ème siècle.

Ce projet – d’abord travaillé au sein des commissions thématiques et des Fédérations -  a été débattu, finalisé et synthétisé, lors de notre convention nationale du 4 février dernier. Vous m’avez alors demandé de faire part de ces exigences, attentes et priorités pour un nouveau quinquennat, à nos partenaires de l’actuelle majorité, et à son candidat. Ce qui a été fait. Je me dois donc de vous dresser un état précis des discussions et de la situation.

Alors que l’absence de consensus apparaît clairement sur certains sujets, d’autres priorités ont d’ores et déjà été reprises :

  • l’engagement d’introduire une dose de proportionnelle au scrutin majoritaire pour les élections législatives ;
  • la création d’une taxe sur les transactions financières dans le cadre de la loi de finances rectificative pour 2012, qui constitue un premier pas dans l’attente de sa réalisation au niveau européen ;
  • la poursuite de la réforme du financement de la protection sociale, en particulier l’allégement des charges pesant sur les bas salaires ;
  • la priorité, en matière d’accès à l’emploi des jeunes, donnée au développement de l’apprentissage et de l’alternance, dans le cadre du bac professionnel, même si celui doit être accompagné de la mobilisation des trois fonctions publiques qui pourrait, quant à elle, aboutir à la signature de 150 000 contrats complémentaires.

 A quelques jours de notre Congrès où nous nous prononcerons souverainement sur les termes d’une nouvelle coalition, j’ai tenu aujourd’hui même à réaffirmer à Nicolas SARKOZY, les chantiers prioritaires pour l’avenir de notre pays, qui reflètent le fondement de notre identité, les conditions de notre engagement et notre vision de l’avenir.  

1.      Achever le chantier de la rénovation urbaine, une obligation républicaine  

En 2003, était engagé le Programme national de rénovation urbaine qui a changé radicalement la vie de 485 quartiers et de 4 millions d’habitants.

Dans ces quartiers, et à l’heure où 75 % des investissements générés par le Plan national de rénovation urbaine ont été réalisés (soit 30 milliards d’euros de travaux déjà engagés), où 100 000 logements sur les 200 000 prévus ont d’ores et déjà été construits, où 300 écoles ont été bâties, l’échec scolaire tout comme la délinquance sont en forte diminution. La rénovation urbaine est aussi un formidable levier pour l’emploi, d’abord en matière d’insertion avec plus de 30 000 bénéficiaires – dont 20 000 aujourd’hui en situation d’emploi durable – mais aussi avec la présence, en 2011, de 500 000 personnes sur l’ensemble des chantiers de rénovation urbaine.

Au regard de ces succès, le Parti Radical appelle au lancement d’un deuxième plan de rénovation urbaine afin d’achever la métamorphose des quartiers les plus fragiles et les plus stigmatisés de notre République. Ce plan devra être accompagné d’un programme de lutte contre le décrochage scolaire car une des seules armes républicaines pouvant combattre le déterminisme social est la maîtrise des savoirs fondamentaux. En outre, chacun des quartiers concernés sera pourvu d’une Maison de l’Emploi. Quant au recrutement des apprentis dans les trois fonctions publiques, il devra privilégier les jeunes de ces quartiers.

2.      En finir avec l’injustice fiscale locale pour garantir l’équité entre tous les territoires  

Depuis plusieurs mois, les Radicaux appellent de leurs vœux l’organisation d’un Grenelle de la fiscalité pour remettre à plat l’ensemble de la fiscalité française, en visant trois objectifs : la simplicité, la transparence et la solidarité.

Dans ce cadre, le Parti Radical entend insister tout particulièrement sur le transfert d’une part significative des recettes des communes les plus riches vers les communes les plus pauvres. Pour les Radicaux, il appartient à l’Etat d’organiser une péréquation puissante et efficace afin de garantir l’équité entre les territoires.

3.      L’assainissement des secteurs bancaires et financiers, une impérieuse nécessité 

Corolaire indispensable de la maîtrise des comptes publics, l’assainissement des secteurs bancaires et financiers, seul gage à même de restaurer la confiance des citoyens envers le système économique, doit être posé comme une priorité absolue avec trois mesures :

  • l’interdiction des activités spéculatives pour le compte propre des banques ;
  • la séparation des activités de dépôt et des activités de spéculation ;
  • l’interdiction de toute transaction avec les paradis fiscaux et avec les pays considérés comme non coopératifs.

4.      Eriger l’accès au logement comme cause nationale   

L’accès au logement est aujourd’hui un véritable problème de société situé au fondement même de l’équilibre personnel et familial : entrave à l’emploi,  à la mobilité professionnelle, atteinte grave portée au pouvoir d’achat ou bien encore facteur d’exclusion.

Pour en finir avec cette spirale, il est grand temps d’engager une véritable politique en faveur du logement, d’en faire une cause nationale en mobilisant l’ensemble de ses acteurs.

A cet égard, et d’une part, le Parti Radical appelle à la mobilisation de la grande famille  des organismes HLM qui représentent, à eux seuls, une puissance de 4.5 millions de logements et de 30 milliards d’euros de fonds propres : un partenariat Etat / Organismes HLM doit être établi avant le 31 décembre 2012, afin de permettre le doublement de la production dans les zones tendues et l’accession sociale à la propriété sur une partie du parc. 

D’autre part, le Parti Radical souhaite la mise en place de la garantie universelle des risques locatifs (six millions de logements locatifs concernés). Il s’agit là d’une mesure forte en faveur du retour à l’emploi car elle permettra aux jeunes en CDD, en intérim ou demandeurs d’emploi d’accéder au logement. En outre, elle remettra quasi instantanément sur le marché 500.000 logements dans les zones les plus tendues.

5.      L’amplification du Grenelle de l’Environnement, gage d’une croissance durable  

Plus que jamais, et grâce au Grenelle de l’Environnement, la croissance verte est devenue une réalité dans notre vie économique. Aussi, le Parti Radical appelle au maintien et à l’amplification du Grenelle de l’Environnement, catalyseur d’une croissance durable et pourvoyeuse d’emplois.

Deux chantiers nous paraissent d’ores et déjà incontournables :

  • d’une part,  le lancement effectif du chantier thermique des bâtiments publics, d’autant que celui ci constitue, non seulement,  un formidable levier en terme d’emplois mais aussi un facteur d’économie extrêmement important pour la gestion des finances publiques ;
  • d’autre part, la mise en place, dès l’été 2012, d’un plan d’autonomie énergétique de l’Outre-mer, fondé sur l’exploitation de l’énergie solaire, de la biomasse, et des énergies marines et du vent, avec, comme objectifs 50% d’autonomie d’ici 2020 puis 75% en 2030.

6.      Pour un renouvellement du Pacte républicain, base de la réconciliation nationale  

Dans un contexte marqué par l’exacerbation des communautarismes, le creusement des inégalités entre les territoires et le sentiment d’injustice, il est plus que jamais nécessaire de refonder notre pacte républicain. Trois mesures nous semblent fondamentales :

  • la création d’un Haut conseil de la laïcité, chargé de conseiller les élus locaux dans l’application de la loi de 1905 dite de séparation des Eglises et de l’Etat ;
  • l’organisation d’un « Vendôme de la Justice », ayant notamment pour objectifs de mettre fin à la dualité de juridictions dans des domaines tels que l’urbanisme, la fiscalité ou les reconduites à la frontière, la généralisation de l’échevinage et la mise en place d’un  Service d’Aides aux Victimes d’Urgence (SAVU) ;
  • la prévention du surendettement par la mise en place d’un fichier « positif », répertoriant les Français souscripteurs d’un crédit à la consommation et par la généralisation de la « faillite civile » à tous les débiteurs de bonne foi.

Sachez que je continuerai à vous tenir scrupuleusement informé de l’état des discussions.  Ces valeurs que sont la République, l’humanisme, la laïcité, la solidarité, le respect de l’autre et le refus de toute discrimination, sont notre bien commun et notre raison d’être. C’est pour mieux les défendre et les porter auprès des Français, que nous avons choisi l’indépendance. J’entends donc plus que jamais les faire comprendre, partager et respecter par nos partenaires. 

Amitiés radicales,

Jean-Louis BORLOO

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Communiqué de Jean-Louis BORLOO

« Comme je l’ai toujours indiqué, mon calendrier aujourd’hui reste exclusivement politique. Je confirme d’ailleurs que je n’ai pas décidé de mettre un terme à ma carrière politique et reste concentré sur la construction d’un avenir pour la France.
Aucune rumeur ne me fera dévier.
Si depuis de nombreux mois, plusieurs groupes nationaux et internationaux m’ont contacté notamment afin d’apporter mon analyse de manière informelle sur leurs évolutions et leurs métiers – ce fut notamment le cas, récemment pour Véolia, ni plus ni moins -, tout le reste n’est que supputations, manipulations, voire volonté de nuire. »

Jean-Louis BORLOO

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Borloo pose ses conditions à l’ouverture de négociations avec la majorité.

Le président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, a présenté samedi à Paris les 111 propositions qui vont servir de « feuille de route » à son parti jusqu’aux élections législatives de juin et conditionner l’éventuelle négociation d’un accord avec l’UMP.

Le Parti radical a investi samedi 111 candidats, dont 38 femmes, pour les élections législatives, dont l’ex-secrétaire d’Etat Rama Yade dans les Hauts-de-Seine et l’ex-porte-Parole de l’UMP, Dominique Paillé, dans la circonscription du Benelux des Français de l’étranger.

M. Borloo, qui a renoncé à concourir à l’élection présidentielle, a également profité de la convention nationale que sa formation tenait samedi dans un hôtel parisien pour poser ses conditions avant de discuter avec l’UMP.

« Si la coalition se fait dans l’esprit -quoi qu’il arrive, on est ensemble-, ce n’est pas une coalition », a prévenu l’ancien ministre, devant environ 200 militants et cardes du Parti radical, dont Laurent Hénart, Jean-Paul Alduy, Yves Jégo ou Didier Bariani.

Parmi les « points non-négociables » avant d’entamer les discussions, M. Borloo a fixé notamment l’interdiction « immédiate » des activités spéculatives pour le compte propre des banques, l’instauration d’une taxe sur les transactions financières plus élevée que celle prévue par le gouvernement ou encore la fin de l’exonération totale des plues-values de cession de holdings.

« On est dans la période préférée des Français, celle des élections, mais elle n’est pas propice à prendre des décisions », a fait valoir M. Borloo. Mais « il faut des mesures préalables avant toute discussion, sinon nous considèrerons qu’il n’y a pas d’accord républicain possible », a-t-il mis en garde, sans jamais citer Nicolas Sarkozy.

AFP 4 février 2012

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Les radicaux feront leur choix pour 2012 sur la base de propositions politiques

PARIS, 8 novembre 2011 (AFP) – Le président des radicaux, Jean-Louis Borloo, a expliqué mardi que son parti exprimerait son choix pour la présidentielle lors d’un congrès en début d’année sur la base « des propositions » politiques « faites de part et d’autre » en rejetant toute forme « d’automaticité » dans son soutien.

Yves Jégo, vice-président du Parti radical (PR), avait appelé lundi sa formation et son président à « s’engager sans tarder » pour la présidentielle de 2012 derrière Nicolas Sarkozy qui a, selon lui, « les
épaules » et « le plus de chances de gagner ».

« Il y a chez nous de la diversité, c’est le propre de notre formation politique. Il y a des gens qui souhaitent soutenir Nicolas Sarkozy, d’autres qui ont une sensibilité plus à gauche, d’autres qui sont plus au centre »,
a constaté Jean-Louis Borloo qui a renoncé début octobre à se présenter à la présidentielle.

Mais, a-t-il rappelé, « une formation politique, c’est de la rigueur, un débat sur des propositions et au final, un vote ».

Le président des radicaux s’exprimait lors du nouveau point presse bimensuel de son parti aux côtés du secrétaire général, Laurent Hénart, et de Dominique Paillé, conseiller politique.

« Le choix des radicaux se fera donc après un débat à partir des propositions faites de part et d’autre. Nous discuterons avec l’ensemble des formations politiques et ensuite nous voterons, comme toutes les formations démocratiques », a-t-il insisté.

« On est dans un moment de crise tel, et on voit bien que dans des tas de pays, il y des logiques d’union nationale, des coalitions qui peuvent évoluer (…), donc penser que l’on est aujourd’hui dans une forme
d’automaticité, c’est ne pas comprendre qu’on est dans un nouveau monde », a fait valoir l’ancien ministre de l’Ecologie.

« Mon rôle au sein du PR, c’est que nous soyons prêts, à la fois pour les législatives et surtout, pour la recomposition politique que nous croyons indispensable, à la suite de l’élection présidentielle », a également
expliqué Jean-Louis Borloo en confirmant la feuille de route fixée à son parti.

Le Parti radical a prévu de tenir des conventions thématiques pour préparer une plate-forme législatives et gouvernementale qu’il arrêtera lors d’une convention nationale le 28 janvier.

« C’est sur la base de ces engagements législatifs que se présenterons des candidats du PR et de l’Alliance républicaine écologiste et sociale (confédération de partis centristes, ndlr) et que s’ouvrira un débat, avec les différentes formations politiques de notre pays », a précisé M. Borloo qui apportera sa contribution personnelle au débat dans un livre à paraître le 1er décembre.

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Borloo lance sa précampagne présidentielle à Poitiers en interpellant Sarkozy

Jean-Louis Borloo, candidat potentiel des centristes en 2012, a entamé lundi sa précampagne estivale à Poitiers où il s’est affiché au côté de Jean-Pierre Raffarin (UMP) avant d’interpeller le président Nicolas Sarkozy sur la crise de la dette.

Candidat à l’investiture de la Confédération des centres (ARES), l’ex-ministre de l’Ecologie et président du Parti radical (PR), doit s’affirmer sur la scène politique avant l’automne, date à laquelle il dira s’il est ou non candidat. Dans ce but, il a choisi de consacrer son été à aller sur le terrain à la rencontre des Français. 

Première destination, le Futuroscope de Poitiers où il a retrouvé sur ses terres l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin dont il a été le ministre de 2002 à 2005 (Rénovation urbaine puis Emploi). 

Jean-Louis Borloo a profité de ce déplacement pour interpeller le président Sarkozy en lui demandant dans un courrier de convoquer le parlement en Congrès pour « informer les Français » et « débattre de la crise » de la dette en Europe. Une manière de se poser en homme d’Etat en prenant les devants sur un sujet majeur pour le pays.

L’affiche Borloo-Raffarin avait de quoi séduire le député du Nord, ancien maire de Valenciennes, qui n’a jamais caché son ambition de réunir un jour tous les centristes de la majorité, qu’ils soient dans ou hors de l’UMP.

Si l’ex-Premier ministre revendique sans ambiguïté son appartenance au parti présidentiel, il a récemment déclaré qu’une candidature Borloo à la présidentielle « pourrait être utile », tout en soulignant que « s’il y a un risque Le Pen, Jean-Louis Borloo devra comprendre qu’il ne peut pas courir ce risque ».

« Il aurait pu ne pas être là mais il est là. Avec Jean-Pierre, on a mené des batailles qui ont marqué ma vie. Par ailleurs, il a cette simplicité dans le regard sur les choses avec beaucoup d’acuité et un sens de la perspective », a salué M. Borloo devant des journalistes.

S’agit-il d’une main tendue? « Je le respecte trop pour être dans ce type de débat », a éludé l’ancien ministre. « Mais, d’une certaine manière, on rêve de la même France, respectueuse de l’autre, humaniste, convaincu que réconcilier, c’est mieux que diviser », a-t-il expliqué.

« Il m’a toujours dit: tu sais Jean-Louis, Je pense qu’on aura besoin que tu parles et que tu parles haut et fort », a confié M. Borloo.

Est-ce un encouragement? « En tout cas, c’est de la bienveillance », a-t-il dit en s’amusant de ceux qui, à l’UMP, pensent qu’il ne serait plus fréquentable et qu’il « sentirait le soufre ». « Le soufre au bout d’un petit bout de bois, cela s’appelle une allumette. Et c’est très utile, cela sert à éclairer », s’est-il amusé.

En arpentant, avec son ancien ministre, les allées du Futuroscope, Jean-Pierre Raffarin a confié son plaisir d’avoir « retrouver un vieux camarade »

  »C’est un accueil républicain. J’ai avec Jean-Louis Borloo des relations d’amitié et de loyauté. Il a été mon ministre et nous nous sommes bien entendus. J’ai apprécié sa finesse, son énergie, sa capacité à aller au bout des réformes qu’il menait », a justifié le vice-président du Conseil national de l’UMP.

« Je pense aussi qu’il est utile pour la vie politique nationale que le centre réfléchisse à sa plate-forme politique, à ses perspectives, qu’il doit y avoir un dialogue de respect entre les centristes de l’UMP et les centristes qui sont à l’extérieur », a-t-il ajouté.

« C’est à lui de porter son propre projet, de construire son propre parcours. Moi, je suis engagé dans l’UMP. Mais, il est clair que je trouve que sa démarche est estimable et respectable », a conclu M. Raffarin.

Source : AFP

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Jean-Louis Borloo se dit convaincu de pouvoir « gagner » en 2012

Le président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, s’est dit lundi convaincu de pouvoir « gagner » en 2012, expliquant qu’il avançait « sereinement, insensible aux pressions » et conformément au calendrier qu’il s’est fixé pour se prononcer sur sa candidature.

« Ma conviction, c’est que je peux gagner. Je ne joue pas aux matamores (…), je pense que c’est de notre nouvelle formation politique, modérée, d’équilibre, dont nous avons besoin en 2012 pour la France. Il ne s’agit pas de faire une candidature de complément », explique l’ancien ministre de l’Ecologie dans un entretien au quotidien Métro.

Jean-Louis Borloo participe avec Hervé Morin (Nouveau Centre), Jean-Marie Bockel (Gauche moderne) et Hervé de Charette (Convention démocrate) à une confédération des centres qui entend présenter un candidat en 2012.

« Nous apportons une vision, des méthodes, des équipes. Entre l’UMP qui s’est droitisée et le PS allié au Front de gauche, nous allons apporter une vraie bouffée d’oxygène à la vie politique française », fait-il valoir.

Quant à l’annonce de sa candidature, le patron des radicaux dit vouloir s’en tenir au calendrier qu’il s’est fixé (annonce entre l’été et l’automne, ndlr).

« Réunir les familles du centre (les républicains sociaux, les démocrates chrétiens, l’ensemble des progressistes…) et bâtir notre projet, ça demande du temps », explique-t-il, en réfutant l’idée qu’il ne serait « pas habité par l’envie d’être candidat ». 

« Je ne suis pas né en y pensant, c’est vrai. Mais réfléchir, ce n’est pas hésiter, c’est respecter les Français et je suis déterminé. J’avance donc sereinement, insensible aux pressions », dit-il.

Interrogé sur l’idée d’une primaire au centre défendue par certains amis d’Hervé Morin, Jean-Louis Borloo estime que l’ancien ministre de la Défense « a ouvert la porte à cette idée sans vraiment l’ouvrir, en rapportant les propos de certains de ses amis, et l’a aussitôt refermée, en redisant que c’était une bêtise ».

« On n’aura aucun problème pour s’entendre », assure-t-il. « De toute façon, les Français se fichent de ces questions. Tout ça n’a aucun sens par rapport aux enjeux ».

Source : AFP

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