Les mystères du Grand Paris, en attendant l’arbitrage du chef de l’Etat

Le Grand Paris et les projets que doit dévoiler Nicolas Sarkozy le 29 avril, sur le transports, l’urbanisme ou les institutions, est devenu un véritable imbroglio.

Le Grand Paris : une ambition dotée d’un secrétaire d’Etat, Christian Blanc, et surtout un enchevêtrement de projets, autant d’idées que d’intervenants, et une bataille politique.

Il y a les projets des architectes (10 équipes), ceux des grands élus de la région parisienne UMP et PS, l’Etat avec le sien, et une commission, présidée par Edouard Balladur, avec sa proposition. Et chacun d’attendre l’arbitrage du chef de l’Etat.


Selon Christian Blanc, le chef de l’Etat devrait lancer officiellement le projet de Grand Paris, lors de l’inauguration à la Cité de l’architecture au palais de Chaillot, une exposition présentant les maquettes des dix équipes d’architectes. Nicolas Sarkozy devrait dévoiler un projet de développement économique ambitieux pour la région-capitale et un projet de transport urbain "structurant": un métro automatique "essentiellement souterrain" de 130 km autour de Paris.
"Ce métro du XXIe siècle aura deux objectifs majeurs : répondre aux besoins les plus urgents de la région-capitale, en fluidifiant le transport de banlieue à banlieue, et permettre de circuler sur la totalité du territoire en reliant les pôles économiques (Saclay, Orly, Roissy, La Défense, Champs-sur-Marne, etc.), les aéroports et les gares TGV", a expliqué le secrétaire d’Etat.
Coût : de 15 à 20 milliards d’euros, avec un financement "de type public-privé" (avec des entreprises), sur le modèle retenu lors de la construction du métro parisien, étalé "sur cinquante ans". Le tracé du "grand 8" (ou "escargot") autour de Paris sera révélé par, le président de la République, a assuré Christian Blanc.

Inquiétudes des ministres
Pourtant aucune réunion interministérielle ne s’est tenue sur le sujet et plusieurs ministres concernés ont fait part de leurs inquiétudes, en soulignant l’urgence absolue de résoudre les problèmes quotidiens des Franciliens sur la ligne 13 ou dans les RER, avant de penser à relier de futurs pôles.

Pendant la primaire UMP pour les régionales, Valérie Pécresse et Roger Karoutchi s’étaient accordés pour "un plan d’urgence en deux ans de 2 milliards d’euros". Le président PS du conseil régional Jean-Paul Huchon a fustigé le projet "pharaonique" de Christian Blanc : "les Franciliens qui prennent tous les jours la ligne 13, qui s’engorgent dans le RER A, n’ont le temps d’attendre ni dix ans (…), ni cinquante ans".

Projet Arc express
Jean-Paul Huchon a annoncé le lancement sans l’Etat de son propre plan transports (18 milliards d’euros dont 6 à 10 pour le projet Arc express et 950 millions pour désengorger la ligne 13).
Les équipes Blanc et Huchon se sont vues le 15 avril. Une carte du métro "Blanc" a été ressortie, mais l’entretien a beaucoup porté sur le projet de schéma directeur de la région (Sdrif) voté le 25 septembre, toujours bloqué par le gouvernement.

Quant aux institutions, même flou. Nicolas Sarkozy a demandé "plus de temps" pour réfléchir au Grand Paris proposé par Edouard Balladur (Paris et les trois départements limitrophes).

AFP

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