Régionales : quatre ministres dans l’équipe Pécresse

Valérie Pécresse, tête de liste de l’UMP pour les élections régionales en Ile-de-France, a constitué une équipe de campagne d’une vingtaine de personnes, parmi lesquelles Rama Yade, Gérard Larcher, Jean-François Copé, Frédéric Lefebvre et David Douillet.

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche aura à ses côtés quatre secrétaires d’Etat : Roger Karoutchi, qu’elle avait battu dans une primaire ; Rama Yade, qui sera sa porte-parole ; Chantal Jouanno, chargée du projet ; et Yves Jégo, chargé des relations avec les élus.

Le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale Jean-François Copé sera comme prévu le président de son comité de soutien. Frédéric Lefebvre, député des Hauts-de-Seine et porte-parole de l’UMP, sera chargé de son «e.campagne» (sur internet) tandis que l’ancien judoka David Douillet s’occupera des relations avec les associations. Le président du Sénat Gérard Larcher sera «conseiller politique».

Cette équipe de «chefs de pôle» comprendra aussi Frédéric Valletoux (porte-parole adjoint), ancien journaliste et maire de Fontainebleau (Seine-et-Marne), Vincent Chriqui, conseiller municipal de Champigny-sur-Marne dans le Val-de-Marne (veille, argumentaires et riposte, Patrice Gassenbach, président de la Fédération de Paris du Parti radical (relations avec les partis politiques).

Seront aussi «chefs de pôle» Stéphanie Von Euw, chef de cabinet de Patrick Devedjian, ajointe au maire de Pontoise (comité de soutien), Roxane Decorte, conseiller de Paris (animation), Marwa Ablouh, adjointe au maire de Chanteloup- les-Vignes dans les Yvelines (relations avec les associations).

Le sénateur UMP de Seine-Saint-Denis Philippe Dallier, favirable à la fusion de Paris et des départements de la petite couronne, sera chargé du Grand Paris.

Chenva Tieu, producteur de documentaires, s’occupera des relations avec les entreprises et Sophie Rigault, adjointe au maire de Saint-Michel-sur-Orge (Essonne) des relations avec les jeunes.

Jean-François Legaret, maire UMP du 1er arrondissement de Paris, président de la commission des Finances à l’Hôtel de Ville, sera chargé des finances.

Source : Le parisien et AFP
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Le prochain Forum climat et énergie aura lieu à Paris fin mai

Le prochain Forum sur le climat et l’énergie des principales puissances économiques mondiales, dont la première édition s’est achevée mardi à Washington, aura lieu fin mai à Paris, a-t-on appris mercredi auprès du ministère de l’Ecologie.

La prochaine réunion du MEF (Forum des principales puissances économiques) "aura lieu à Paris, sans doute les 26 et 27 mai", a-t-on indiqué de même source.

A l’issue du Forum de Washington, l’envoyé spécial américain pour le changement climatique Todd Stern s’est déclaré "un peu plus optimiste" sur les chances de parvenir à un accord multilatéral sur le climat en décembre à Copenhague.

Le ministre français de l’Ecologie Jean-Louis Borloo a une nouvelle fois salué le changement radical de cap des Etats-Unis sur le climat tout en jugeant les objectifs de réduction des émissions de CO2 des Etats-Unis encore insuffisants.

Le forum a réuni pendant deux jours dans la capitale américaine des représentants de l’Australie, du Brésil, du Canada, de la Chine, de la Commission européenne, de la France, de l’Allemagne, de l’Inde, de l’Indonésie, de l’Italie, du Japon, de la Corée du Sud, du Mexique, de la Russie, de l’Afrique du Sud, de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis, du Danemark et de l’ONU.

Source : AFP

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Les franciliens attendent beaucoup du Grand Paris

Nicolas Sarkozy dévoilera demain ses projets pour le Grand Paris. Notre sondage exclusif montre une forte attente pour améliorer la vie au quotidien en Ile-de-France.

Nicolas SARKOZY en a fait une de ses grandes priorités : faire de la région parisienne une métropole mondiale capable de rivaliser avec les mastodontes américains ou asiatiques, Silicon Valley ou Shanghai. Il veut dessiner avec les architectes les plus en vue une ville du futur, référence en termes d’écologie, d’urbanisme et de culture, afin d’améliorer les conditions de vie des quelque 11 millions d’habitants entassés dans les transports en communs, bloqués dans les embouteillages.
Créer un « super-métro » de 140 km autour de Paris.

Demain, le chef de l’État doit donc dévoiler un plan ficelé par son secrétaire d’État Christian Blanc destiné à décongestionner les transports et à relancer le développement de grands pôles économiques. L’idée maîtresse est de créer un « super-métro » de 140 km autour de Paris reliant des pôles économiques et permettant de soulager des lignes de métro ou de RER conçues dans les années 1970.

Mais le président de la République a dû avancer en terrain miné, dans une région tenue par la gauche depuis plus de dix ans. Le président PS du conseil régional, Jean-Paul Huchon, a vu dans un premier temps une « ingérence de l’État » avant les élections régjonales de 2010. Christian Blanc a été accusé d’élaborer son plan sans consulter les élus locaux

Jeudi demier, Nicolas Sarkozy a tenu à rassurer les hommes forts de la région parisienne, Jean-Paul Huchon et le maire de Paris Bertrand Delanoé, les assurant que rien ne se ferait sans eux Un signe d’apaisement nécessaire pour un Etat qui ne peut pas financer seul les 21 milliards d’euros que pourrait coûter le projet Jean-Paul Hucbon affirme désormais qu’il est « prêt à un partenariat avec l’Etat ». Tous seront bien obligés de s’entendre notre sondage montre que les Français, et notamment les habitants de Ille-de-France, attendent des actes. A commencer par les transports, dossier qui sera au coeur de la bataille des élections régionales.
 
Sébastien RAMNOUX

CHIFFRES CLES

  • 11,4 millions d’habitants en Île-de-France, soit 1 Français sur 5.
  • 29 % du produit intérieur brut de la France réalisés en région parisienne.
  • 10 % des Franciliens au-dessous du seuil de pauvreté.
  • 22 % des emplois publics et des emplois privés du pays.
  • 5,35 millions d’emplois, à 83 % dans le tertiaire (3,94 millions dans le secteur privé).
  • 447 200 chômeurs (mars 2009), soit un taux de chômage de 6,5 %.
  • 38 % des sièges sociaux implantés en France.
  • 360 000 étudiants répartis dans 16 universités et 200 sites.
  • 854 km de voies rapides, 1 411 km de lignes de chemin de fer, 211 km de métro.

Source : Sdrif

DEUX SCENARIOS POUR UNE ROCADE

LA QUESTION des transports est l’enjeu numéro un du Grand Paris. Ce sont les Franciliens qui le disent, à 81 % dans notre sondage, ballottés qu’ils sont dans des transports en commun au bord de la saturation. Face à une question aussi électoralement sensible, deux visions s’affrontent.

D’un côté, le gouvernement et son secrétaire d’État chargé du Développement de la région capitale, Christian Blanc, s’apprêtent à dévoiler un projet de métro souterrain, déjà surnommé le «grand huit », dont l’objectif, se voulant visionnaire, est de relier les futurs pôles économiques de la région avec les aéroports et les TGV.

De l’autre, le président de la région, le socialiste Jean-Paul Huchon, soutenu par plusieurs collectivités locales, défend son projet d’Arc Express, un réseau de métro ceinturant la capitale.

Les deux projets ne sont pas «incompatibles », assure désonnais Jean-Paul Huchon en rappelant qu’il est « aussi indispensable de traiter les urgences, comme le désengorgement de la ligne 13 ou du RER A ». Outre ces grands projets, les usagers surveilleront les crédits alloués aux lignes existantes comme les RER B, C ou D et l’amélioration d’infrastructures (voies, caténaires…) aujourd’hui à bout de souffle.

LE PROJET HUCHON

Une rocade de métro automatique de 60 km à proximité de Paris, baptisée Arc Express (60 stations, dont 30 nouvelles).

  • Objectif : favoriser les déplacements banlieue-banlieue en soulageant certaines lignes de transports en conunun aujourd’hui saturées.
  • Fréquentation : un million de voyageurs.
  • Coût estimé : entre 6 et 10 milliards d’euros.
  • Réalisation : début des travaux dès 2013 pour une mise en service en 2020. L’arc sud-est et l’arc nord-ouest sont prioritaires.

LE PROJET BLANC

Un métro automatique souterrain de 140 km reliant les principaux pôles économiques de l’lle-de-France.

  • Objectif : mettre La Défense et le centre de Paris à 25 minutes de l’aéroport de Roissy et Saclay à 10 minutes d’Orly.
  • Fréquentation : 40 000 personnes à l’heure de pointe.
  • Vitesse : entre 60 et 80 km/h.
  • Coût estimé : entre 15 et 20 millions d’euros. Le projet pourrait être financé par des capitaux privés et exploité, comme une autoroute, sur le principe de la concession.
  • Réalisation : d’ici à 2025.

Des améliorations indispensables dans les transports en commun.

Les grands projets à long terme de rocade ferrée autour de Paris (lire ci-dessus) cachent une multitude de projets plus localisés qui résoudrait la saturation et la difficulté de se déplacer d’une banlieue à l’autre.

Désaturer la ligne 13 du métro

  • Le problème : avec 550 000 voyageurs par jour, la ligne 13 (Châtillon-Montrouge – Asnières-Genevilliers et Saint-Denis-Université) est la plus saturée. Le logiciel Ouragan permettra en 2011 le passage d’une rame toutes les 90 secondes, mais, pour des raisons de sécurité, il sera impossible d’aller plus loin,
  • La solution : le Syndicat des transports en Île-de-France (Stil) a adopté le mois dernier le principe du prolongement de la ligne 14 entre Saint-Lazare et la mairie de Saint-Ouen, via deux stations (Porte-de-Clichy et Clichy-Saint-Ouen) en correspondance avec le RER C.
  • Le bénéfice : selon les prévisions, la fréquentation de la 13 serait réduite d’un quart.

Prolonger le RER E à l’ouest

  • Le problème : l’acheminement des habitants de l’est de la région parisienne vers les grands pôles d’emploi de l’ouest (La Défense, Cergy) est actuellement assuré par le RER A, la ligne la plus chargée d’Europe.
  • La solution : Eole, qui relie depuis 1999 l’est de l’IDF à Pans-Saint-Lazare, pourrait être prolongé à l’ouest jusqu’au quartier d’affaires de La Défense, puis raccordé aux lignes en provenance de Mantes-la-Jolie, via Poissy.
  • Le bénéfice : le RER E prolongé desservirait trois quartiers en devenir (Batignolles à Paris, La Défense-Seine-Arche, Mantes-Seine-Aval).

Sartrouville-Noisy-le-Sec par le train.

  • Le problème : la faiblesse des liaisons banlieue-banlieue oblige de nombreux Franciliens à privilégier leur voiture.
  • La solution : le projet de tangentielle nord Sartmuville-Noisy-le-Sec (via Argenteuil, Épinay, Villetaneuse-Université…) prévoit de créer deux nouvelles voies le long de l’actuelle ligne de grande ceinture (14 gares).
  • Le bénéfice : en trente-cinq minutes et, à raison d’un train toutes les cinq minutes à l’heure de pointe, la ligne sera en correspondance avec les RÉR A, B, C, D et E, ainsi qu’avec les trains de banlieue du réseau Saint-1 azure et Paris-Nord.

A l’ouest, une liaison entre RER A ET C

  • Le problème : rejoindre rapidement La Défense depuis la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines ou encore Poissy, siège de Peugeot, est aujourd’hui un casse-tête.
  • La solution : la tangentielle ouest, en cours de discussion, permettrait de relier les lignes C et A du RÉR entre Saint-Cyr et Achères en prolongeant à chaque extrémité la liaison ferrée de grande ceinture Saint-Gennain-Noisy-le-Roi.
  • Le bénéfice : trente minutes suffiraient pour passer d’un RER à l’autre (25 km) et la ligne serait reliée, à partir de Saint-Gennain, à la gare Saint-Lazare.

Source : Le Parisien

 

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Les mystères du Grand Paris, en attendant l’arbitrage du chef de l’Etat

Le Grand Paris et les projets que doit dévoiler Nicolas Sarkozy le 29 avril, sur le transports, l’urbanisme ou les institutions, est devenu un véritable imbroglio.

Le Grand Paris : une ambition dotée d’un secrétaire d’Etat, Christian Blanc, et surtout un enchevêtrement de projets, autant d’idées que d’intervenants, et une bataille politique.

Il y a les projets des architectes (10 équipes), ceux des grands élus de la région parisienne UMP et PS, l’Etat avec le sien, et une commission, présidée par Edouard Balladur, avec sa proposition. Et chacun d’attendre l’arbitrage du chef de l’Etat.


Selon Christian Blanc, le chef de l’Etat devrait lancer officiellement le projet de Grand Paris, lors de l’inauguration à la Cité de l’architecture au palais de Chaillot, une exposition présentant les maquettes des dix équipes d’architectes. Nicolas Sarkozy devrait dévoiler un projet de développement économique ambitieux pour la région-capitale et un projet de transport urbain "structurant": un métro automatique "essentiellement souterrain" de 130 km autour de Paris.
"Ce métro du XXIe siècle aura deux objectifs majeurs : répondre aux besoins les plus urgents de la région-capitale, en fluidifiant le transport de banlieue à banlieue, et permettre de circuler sur la totalité du territoire en reliant les pôles économiques (Saclay, Orly, Roissy, La Défense, Champs-sur-Marne, etc.), les aéroports et les gares TGV", a expliqué le secrétaire d’Etat.
Coût : de 15 à 20 milliards d’euros, avec un financement "de type public-privé" (avec des entreprises), sur le modèle retenu lors de la construction du métro parisien, étalé "sur cinquante ans". Le tracé du "grand 8" (ou "escargot") autour de Paris sera révélé par, le président de la République, a assuré Christian Blanc.

Inquiétudes des ministres
Pourtant aucune réunion interministérielle ne s’est tenue sur le sujet et plusieurs ministres concernés ont fait part de leurs inquiétudes, en soulignant l’urgence absolue de résoudre les problèmes quotidiens des Franciliens sur la ligne 13 ou dans les RER, avant de penser à relier de futurs pôles.

Pendant la primaire UMP pour les régionales, Valérie Pécresse et Roger Karoutchi s’étaient accordés pour "un plan d’urgence en deux ans de 2 milliards d’euros". Le président PS du conseil régional Jean-Paul Huchon a fustigé le projet "pharaonique" de Christian Blanc : "les Franciliens qui prennent tous les jours la ligne 13, qui s’engorgent dans le RER A, n’ont le temps d’attendre ni dix ans (…), ni cinquante ans".

Projet Arc express
Jean-Paul Huchon a annoncé le lancement sans l’Etat de son propre plan transports (18 milliards d’euros dont 6 à 10 pour le projet Arc express et 950 millions pour désengorger la ligne 13).
Les équipes Blanc et Huchon se sont vues le 15 avril. Une carte du métro "Blanc" a été ressortie, mais l’entretien a beaucoup porté sur le projet de schéma directeur de la région (Sdrif) voté le 25 septembre, toujours bloqué par le gouvernement.

Quant aux institutions, même flou. Nicolas Sarkozy a demandé "plus de temps" pour réfléchir au Grand Paris proposé par Edouard Balladur (Paris et les trois départements limitrophes).

AFP

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Borloo ? Il travaille !

Alors que certains se demandent où est passé Jean-Louis Borloo, ce dernier répond être très occupé à la préparation du prochain sommet de Copenhague en décembre, réunion au cours de laquelle se joue la suite à donner au protocole de Kyoto. "La troisième manche, la plus passionnante !", selon le numéro 2 du gouvernement.

Alors qu’à l’Elysée certains murmurent que "Borloo a disparu de l’écran radar!" l’ex-très médiatique ministre de l’Environnement confie s’investir dans la préparation du prochain sommet de Copenhague. Après avoir réuni les ministres européens à Paris il y a quelque temps de cela, afin de finaliser une position commune, il se rendra prochainement négocier aux Etats-Unis puis au Kenya. "Si cette négociation échoue, vos enfants ne verront pas la fin de l’histoire!"confie-t-il.

Jean-Louis Borloo mise donc beaucoup sur un accord à Copenhague. Invité hier sur Canal +, il affirmait que sans accord, ce serait "le début d’un chaos diplomatique, moral, écologique et climatique". "Il y a extrême danger, le réchauffement climatique est presque dans l’irréversible" ajoute-t-il avant d’expliquer que seul ‘"un accord vraiment ambitieux pour les pays industrialisés" peut permettre d’enrayer le phénomène.

La sortie de crise passera par l’économie verte

"Nous sommes la première génération de l’histoire de l’humanité qui a entre ses mains, en moins d’une décennie, le sauvetage de la planète ou le drame absolu", ajoute le ministre qui a martelé par ailleurs que "la seule sortie de la crise passera par l’économie verte" et qu’on allait "faire en 5, 6 ou 7 ans une mutation de nos économies que la dernière révolution industrielle a faite en 50 ou 60 ans". "Cela va à une vitesse folle, le comportement des consommateurs a complètement changé", s’est-il réjoui.

source : enviro 2B

 

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Où est passé Borloo ?

« Borloo a disparu de l’écran radar ! » murmure-t-on à l’Elysée. Numéro 2 du gouvernement, seul à avoir le rang de ministre d’Etat, le Monsieur Ecologie de l’équipe Fillon se fait très discret. « Quand Sarkozy était numéro 2 du gouvernement, on l’entendait tous les matins ! » compare un de ses détracteurs. A l’UMP, dont il est le vice-président, on accuse le patron du parti radical valoisien de jouer les hommes invisibles. « Je fais ma quote-part » répond Borloo, qui se tient à l’écart des petites phrases.

« Il bosse ! » répliquent ses proches. « Surentrainé », comme il dit, après les Grenelle de l’environnement français et européen et « trois tours du monde », Borloo confie qu’il est à fond dans la préparation du sommet sur le climat prévu au Danemark en décembre pour donner une suite au protocole de Kyoto.

« La troisième manche, la plus passionnante ! » Après avoir réuni des ministres européens à Paris il y a peu, pour caler une position commune, il évoquera le sujet en Sicile, cette semaine, au G 8 environnement, puis ira négocier aux Etats-Unis fin avril, et au Kenya fin mai. « Si cette négociation échoue, vos enfants ne verront pas la fin de l’histoire ! » menace-t-il. Il a aussi dans ses cartons des projets sur la croissance verte.

Bref, il le jure : « Je suis un ministre assez heureux ».

Et pourtant, dans les coulisses du pouvoir, on dit qu’il est « déprimé », qu’il rêve d’un nouveau défi. Lui-même a cette drôle de formule : « J’ai l’impression d’avoir 250 ans ». Sa popularité s’érode : dans le dernier baromètre Ifop pour « Paris Match », il n’est plus que le 4e ministre le plus populaire. « Il est dans un placard doré. On se demande s’il y a eu un Grenelle ! Le plan de relance passe par l’autoroute, le président vend du nucléaire partout.

Il incarne quoi aujourd’hui ? Une coquille vide ! » regrette le Vert Noël Mamère, qui avait fondé Génération écologie avec lui et Brice Lalonde en 1991. Pour les amis de son ex-secrétaire d’Etat, Nathalie Kosciusko-Morizet, avec qui Borloo ne s’entendait guère, la « dynamique » n’est plus là…

Quand on lui demande s’il a des fourmis dans les jambes, l’électron libre du gouvernement, 58 ans, assure que non, mollement Après la colère de Nicolas Sarkozy contre ses ministres ambitieux, il ne fait pas bon afficher ses desiderata… « Ce n’est pas moi qui’décide », élude-t-il. Avant d’ajouter : « Si le président a un énorme défi, je pense qu’il est pour moi. » Un rendez-vous avec Sarkozy a été pris.

II y a peu, Borloo a calculé qu’il avait occupé « deux tiers » des postes gouvernementaux en sept ans, sous les gouvernements Raffarin, Villepin et Fillon. « Il a un petit côté inoxydable, pépère ! » rigole-t-il en parlant de lui-même.

A l’aube du remaniement, son nom a été cité pour la Justice, l’Education ou même un ministère… de l’Intelligence. Mais, à l’Elysée, on laisse entendre qu’il ne bougera pas tout de suite. Et Premier ministre ? S’il fait partie du club fermé des candidats éventuels, peu y croient « Immaîtrisable », juge l’un. Sarkozy lui-même aurait eu cette phrase avant la présidentielle : « Je ne vais pas nommer Gainsbourg à Matignon ! » Borloo se console en soulignant que « la sortie de crise passe par le développement durable » et que son ministère, de l’Enere à l’Environnement, pèse « 39 %» du PIB. Un petit Matignon, en somme…

Nathalie SCHUCK
Le Parisien

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Lacement du site de la Fédération départementale de Seine et Marne

  

Le nouveau site départemental de la Seine et Marne prend son envol. James CHERON, Président de la fédération vous invite à faire de cet outil de communication, un espace d’échange et de partage pour tous.

Il attend vos contributions sous la forme de prises de positions ou de coupures de presse reprenant vos actions radicales. N’hésitez pas à lui communiquer des thèmes d’actions futures.

 

Bonne courage à James et son équipe pour cette superbe initiative.

Richard de LEMENY

 

Accéder directement au Site départemental

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Riester, l’apprenti d’Hadopi

A 35 ans, Franck Riester paye pour apprendre. Rapporteur du projet de loi dit Hadopi, le jeune député, piégé par l’opposition, a vu "son" texte être rejeté par l’Assemblée nationale cette semaine. Dans les petits papiers de l’Elysée, l’homme doit désormais prouver sa capacité de rebond. Objectif: le scrutin européen, pour lequel il a été nommé directeur de campagne de l’UMP.

Il était scotché à son banc, possédé par l’appréhension de la catastrophe, mais empêché de réagir: le rapporteur d’un projet de loi n’a pas le droit de se déplacer dans l’hémicycle. A un moment, il s’est levé quand même, rattrapé par l’huissier – "Riester, au banc!" – pour souffler à un assistant du groupe UMP: "Il se passe quelque chose, les socialistes préparent un truc!" Mais c’était trop tard, on allait voter, et Franck Riester, 35 ans, député UMP de Seine-et-Marne, a vu soudain jaillir des socialistes goguenards, les renforts narquois de l’opposition qui, à l’arraché, allait battre, ce jeudi, "son" projet Hadopi contre le téléchargement illégal, 21 députés à 15…

Sarkozy flaire l’ambitieux efficace

Plus tard, s’il devient ce qu’il promet d’être, un taulier de la droite, il se souviendra de l’histoire comme d’une anecdote d’apprentissage. Aujourd’hui, il est juste vexé, sachant qu’il n’est pas le plus coupable alors que toute la machine UMP a raté, mais se demandant quand même s’il n’aurait pas dû crier plus fort. "J’aurais dû exiger qu’on appelle Copé…" convient-il. Il est triste, tant il y croit, refusant la "démagogie de la gratuité", mais confiant que le projet, simplement retardé, repassera: "Si la droite n’assume pas la défense de la propriété intellectuelle, on ne sert à rien."

Ainsi va ce jeune volontariste. Diplômé de gestion, futur grand techno du capitalisme chez Arthur Andersen, il a changé de vie en reprenant la concession automobile de son père, à Coulommiers, il y a dix ans. "Vendeur de bagnoles" dans la vraie vie et militant RPR depuis l’adolescence. Longtemps, il était l’espoir et l’ami de Guy Drut, avant de s’émanciper. En 2007, il rafle la circonscription, puis la mairie un an plus tard. Sarkozy flaire l’ambitieux efficace. Copé veut le parrainer, en voisin et ami. "Je suis l’autre député de Meaux", précise-t-il, et il lui obtient cette charge de rapporteur qui a mal tourné. L’Elysée le fait bombarder directeur de campagne de l’UMP aux européennes. "Quand je pense que je votais non à Maastricht à 18 ans!", confesse Franck Riester. Le faux gamin qui va cornaquer Barnier et Dati, sous l’oeil intéressé de la droite qui regarde s’envoler un autre aigle de Meaux?

Par Claude ASKOLOVITCH
Le Journal du Dimanche

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SNCF, retards chroniques en Seine-et-Marne

Le ton monte chez les usagers de la SNCF des lignes du sud du département de Seine-et-Marne. Certains d’entre eux ont entamé une grève des billets.

Depuis le 14 décembre et la mise en place des nouvelles grilles horaires, les conditions de transport vont de mal en pis, accusant aujourd’hui près de 600 heures de retard cumulé sur plusieurs lignes : Nemours-Paris, Montereau-Melun-Paris et Montereau-Fontainebleau-Paris.

Le nouveau cadencement mis en place par la SNCF et le Stif (Syndicat des transports d’Îlede-France) provoque la mobilisation croissante des voyageurs réunis au sein de mouvements comme le Codut (Comité de défense des usagers des transports) ou le collectif Seine Rivedroite.

«Après plus de trois mois de pratique, le bilan est consternant, déclare Claudine Foy, l’une des fondatrices du collectif Seine Rive-droite. C’est un échec total pour les usagers de la desserte Montereau-Paris et plus particulièrement sur la ligne Seine Rive-droite. Les conditions de transports ne sont plus du tout à la hauteur d’un véritable service public avec un allongement de 20 à 50 minutes des trajets, des trains supprimés, des correspondances non assurées. Avant ce nouveau cadencement, nos lignes ne connaissaient pas de gros problèmes. Nous exigeons dès maintenant le retour de nos trains directs pour Paris.»

En trois mois, les usagers mécontents ont multiplié les courriers, alerté les élus locaux et les parlementaires, rédigé des motions, lancé des pétitions (5 000 signatures).

Pour l’heure, les deux mouvements ont décidé d’augmenter la pression avec des actions plus spectaculaires. Alors que le Codut a lancé une grève des billets (lire encadré), le «Collectif» envisage de porter l’action jusque dans les murs du conseil régional, comme c’était le cas dernièrement en séance plénière.

«Après plusieurs courriers et des demandes de rendez-vous auprès du président de la Région, nous n’avons eu à ce jour pour seule réponse que le silence, souligne Claudine Foy. Nous interpellons Jean-Paul Huchon, président de la Région et du Stif pour qu’il se bouge, retrousse ses manches et tape enfin du poing sur la table face à la SNCF.

Pourquoi le Stif n’est-il pas plus exigeant envers la SNCF?»

Les usagers vont même plus loin et réclament le remboursement des titres de transports (122 euros par mois) par la SCNF pour service non rendu. Du côté du Stif, on rétorque, au contraire, que plusieurs réunions ont déjà permis de recenser l’ensemble des doléances et qu’elles sont actuellement en cours d’étude.

«Le problème posé aux usagers de la rive droite est structurel et il est lié à la capacité d’accueil de la gare de Lyon. Il dépasse de loin la bonne volonté du Stif», précise un responsable. Un nouveau rendez-vous entre le Stif et les deux associations d’usagers est prévu le 28 avril. Sans que ces dernières, qui réclament toujours de voir Jean-Paul Huchon, sachent qui sera leur interlocuteur.

En attendant, selon elles, les heures de retard et la colère s’accumulent.

Jean-François CALTOT
DirectmatinPLUS

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Fluctualion de la taxe d’habitation et de l’impôt sur le foncier bâti en Seine et Marne

A la veille des municipales, certaines mairies avaient joué la prudence pour ne pas risquer de déconvenue électorale. Aujourd’hui, alors que beaucoup de  maires ont serré leur budget de fonctionnement pour épargner leurs administrés, d’autres viennent de voter de très importantes hausses sur la taxe d’habitation et l’impôt sur le foncier bâti.

TABLEAU RECAPITULATIF DES PLUS IMPORTANTES VILLES DE SEINE ET MARNE

(Source : Le Parisien)

RAPPEL PRATIQUE

La taxe locale finance les équipements collectifs et les services rendus aux administrés par les communes. 

La taxe d’habitation est réglée par les propriétaires et les locataires occupant un logement au 1er janvier de l’année d’imposition.  Les personnes à faibles revenus en sont exonérées. Des abattements peuvent être consentis en cas de personne à charge par exemple.

Le calcul de la taxe local est réalisé en fonction en fonction du bien locatif déclaré au cadastre. Ce calcul tient compe de la localisation géographique, de la vétusté et du confort du bien.

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