Présidence de l’UDI: Jégo exhorte à « ne pas impliquer Borloo »

Yves Jégo, candidat à la présidence de l’UDI pour succéder à Jean-Louis Borloo, a appelé vendredi à ne pas impliquer celui-ci dans « la compétition entre ses amis » pour la tête de l’UDI, dans un entretien à Nice Matin, Var Matin et Corse Matin.

« Je n’ai rien fait sans lui en parler. Mais il ne faut pas impliquer Jean-Louis Borloo dans une compétition entre ses amis », dit le député. « Il ne soutiendra personne », a-t-il aussi assuré. Jean-Louis Borloo s’est retiré de ses mandats et fonctions début avril pour des raisons de santé.

Yves Jégo, qui a assuré la présidence par intérim après le retrait de Jean-Louis Borloo, a annoncé sa candidature en tandem avec la sénatrice Chantal Jouanno. « Elle sera la numéro deux du parti. Le ticket aurait pu être exactement dans le sens contraire. Elle représentera aussi ce qui manque à la droite, l’écologie », domaine dont elle a été secrétaire d’Etat en 2009-2010, a-t-il précisé.

Le maire de Neuilly-sur-Seine, Jean-Christophe Fromantin, et l’ancien ministre de la Défense, Hervé Morin, sont aussi candidats. Le député de Seine-Saint-Denis, Jean-Christophe Lagarde, est pressenti pour se lancer.

Yves Jégo a commencé sa campagne « symboliquement » dans la ville de Fréjus, remportée par le FN aux municipales de mars.

« Dans le contexte d’un effondrement du PS et de l’UMP, l’UDI doit devenir l’alternative républicaine, ouverte, solide, stable, crédible et attractive face au Front national. A Fréjus, c’est bien l’effondrement de l’offre politique traditionnelle qui a permis au FN de gagner », explique-t-il dans cet entretien à la presse régionale.

« Je souhaite une UDI qui se tienne à équidistance de l’UMP et du MoDem », ajoute-t-il, tout en estimant que les Français « aspirent à un renouvellement de la vie politique » que n’incarnent ni François Bayrou, ni Nicolas Sarkozy, ni Alain Juppé, en vue de la présidentielle de 2017.

« Depuis le 25 mai, nous savons qu’il n’y a plus qu’une place au deuxième tour de la présidentielle. L’autre place est d’ores et déjà attribuée à Marine Le Pen », juge M. Jégo, qui préconise un « tour de présélection » entre UMP, UDI et MoDem. Il prendrait la forme d’une « primaire citoyenne ouverte aux Français et pas seulement à nos militants », fin 2015.

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